29 mars : Témoignage d’Hetty, coordinatrice de la province Cœur d’Europe : Elle nous témoigne avec transparence et nous invite à trouver notre chemin vers les autres…

Notre province recouvre les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg, en tout vingt-cinq Communautés.

Elle est bien différente de la vôtre déjà à cause de la langue. Lorsque nous recevons le Hisse et Ho en Français, il nous est impossible de tout traduire en allemand et en néerlandais. Tous les documents qui nous arrivent doivent être traduits dans ces deux langues.

Les communautés d’une même province sont très éloignées l’une de l’autre.

J’ai l’impression de vivre une certaine crise parce qu’on ne trouve pas de coordinateurs, ni de vice-coordinateurs, ni d’équipes de coordination, encore moins de jeunes.

C’est un peu la même crise que vit l’Eglise.

Le temps de l’affluence, c’est du passé ! Comment atteindre les jeunes dans un pays où il ne reste que 3 % de pratiquants, 97 % des habitants ne savent rien de la foi !

J’ai l’impression de manquer de souffle, je manque d’énergie ; cela me fatigue.

Pourtant, quand j’entends les communautés, on me dit que Foi & Lumière, c’est beau, comme ici, mais en même temps, on ne sait pas comment transmettre cela au monde nouveau.

Ce que nous devons faire dans chaque pays, c’est nous demander quelles sont nos richesses et comment trouver un chemin pour faire passer le message autour de nous. Il faut accepter que certaines communautés meurent parce qu’elles ne trouvent pas ce chemin pour aller vers les gens.

Je ne veux pas donner de message triste parce que Dieu est toujours avec nous, mais nous sommes dans un chemin nouveau, comme le peuple de Dieu dans le désert, qui a laissé derrière lui l’Egypte.

J’ai l’impression qu’à Foi & Lumière, nous sommes encore en Egypte.

Nous voulons attirer des gens parce que c’était beau là-bas, l’Eglise était grande ; il y avait de la joie. Mais ce monde-là ne reviendra pas. Alors, il faut vraiment rester dans la pauvreté et supporter la fragilité que nous avons ; c’est aussi notre richesse.

Je n’ai pas de réponse à cette crise que nous vivons, je suis venue aujourd’hui pour sentir ce qui se vit dans votre province et je constate que la crise est plus forte chez nous.

Je vous invite à réfléchir avec nous.

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